Nguyễn Đình Giản

21 Tháng Năm 20142:58 SA(Xem: 4057)

Originaire du village de Vinh Tri, province de Thanh Hóa. Reçu docteur en 1769, et nommé juge provincial à Kinh Bắc, puis gouverneur de Cao Bằng (Nord Việt Nam).

 

A la chute des Lê, il fut arrêté par les Tây Sơn. L’amiral Tuyết, qui avait pour lui une grande admiration, lui conseilla de se rallier à l’empereur Quang Trung. Il demanda un pinceau et une feuille de papier sur laquelle il écrivit ces lignes ;

Moi, Nguyễn Đình Giản, j’ai mangé du riz des Lê, j’ai porté des vêtements des Lê, et je n’ai pas pu sauver la dynastie des Lê. Je suis donc un grand coupable, prêt à accepter le châtiment.”

 

Puis il jeta le pinceau à terre et se renferma dans un mutisme farouche. L’amiral Tuyết comprit la vanité de ses exhortations, et fit enfermer le grand patriote. Un des amis de celui-ci, voulant lui épargner les horreurs du supplice, vint le voir en prison pour lui donner un paquet de poison. Mais il refusa en souriant :

Ma culpabilité est grande de n’avoir pu sauver le pays. Comment pourrais-je prétendre à une douce mort ? D’autre part, je veux mourir, mais d’une mort publique, à la face du ciel et de la terre. Je refuse de mourir obscurément.”

 

A l’heure de l’exécution, le bourreau voulut le lier à un poteau. Il l’écarta en disant :

-Pas besoin de me lier. Je n’ai as peur de ton couperet. Bourreau, fais ta besogne bravement.

 

En prison, il a composé plusieurs poèmes émouvants, dont celui-ci (Giai thoại làng Nho II, page 96) :

昔 日 為 官 今 日 囚

 Tích nhật vi quan kim nhật tù  

一 生 曾 占 兩 風 流

 Nhất sinh tằng chiếm lưỡng phong lưu,

立 朝 未 得 酬 吾 志

 Lập triều vị đắc thù ngô chí,

在 獄 誰 能 寫 我 愁,

 Tại ngục thùy năng tả ngã sầu,

底 事 榮 枯 非 碌 碌

  Để sự vinh khô phi lục lục.

此 身 行 止 任 悠 悠

 Thử thân hành chỉ nhiệm du du

從 來 興 廢 尋 常 事

 Tòng lai hưng phế tầm thường sự

但 得 吾 心 無 怨 尤

  Đản đắc ngô tâm vô oán vưu.

 

 

Le texte est traduit en vietnamien par Sở Bảo:

 

Ngày trước làm quan nay ở tù,

Một đời hai lượt chiếm phong lưu.

Ở triều chưa thể làm theo chí,

Nằm ngục ai hay tả nỗi sầu.

Sướng khổ trò đời chi sá kể,

Làm, thôi, thân tớ chẳng lo âu :

Xưa nay lên xuống là thường vậy,

Cốt giữ lòng ta được sạch làu.

 

 

Mandarin j’étais autrefois, et maintenant je suis un prisonnier ;

Dans ma vie, j’aurai connu deux périodes de splendeur !

A la Cour, je n’ai pu réaliser mes aspirations,

En prison, qui saurait décrire mon chagrin ?

Mais qu’importe le malheur ou le bonheur ?

Seul compte l’accomplissement du devoir.

Depuis toujours, la grandeur et la décadence des empires sont chose courante ;

L’essentiel est de garder son cœur sans reproche.

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