Phan Chu Trinh

21 Tháng Năm 20143:43 SA(Xem: 4505)

P H A N C H U T R I N H

(1872 – 1926)

 

Originaire du village de Tây Lộc, province de Quảng Nam. Reçu licencié en 1900 et sous-docteur (phó bảng) l’année suivante. Entré au Ministère des Rites en 1902, il démissionna bientôt pour se consacrer à la politique. En 1905, en compagnie de Trần Quý Cáp et Huỳnh Thúc Kháng, il fit une tournée de propagande au Sud pour son programme de réformes. A Bình Định, ils se présentèrent à un examen préliminaire qui eut lieu dans la ville pour choisir les candidats admis à se présenter à l’examen de license. Les sujets donnés furent, pour le poème :Chí thành thông thánh (De la parfaite sincérité pour parvenir à la sagesse), et pour le phú : Danh sơn lương ngọc (Une belle jade dans une montagne réputée). Sous le nom d’emprunt de Đào Mộng Giác, ils remirent les deux copies que nous reproduisons ci-dessous, qui n’avaient aucun rapport avec les sujets donnés, mais qui ont soulevé un émoi considérable dans le monde des lettrés :

 

 

 CHÍ THÀNH THÔNG THÁNH 

 

Thế

sự

hồi

đầu

nhất

không

Giang

sơn

hòa

lệ

khấp

anh

hùng

Vạn

dân

lệ

cường

quyền

hạ

Bát

cổ

văn

chương

túy

mộng

trung

Trường

thử

bách

niên

cam

thóa

mạ

Bất

tri

nhật

xuất

lao

lung

Chư

quân

vị

tất

tâm

huyết

Thí

bả

văn

tụng

nhất

thông.

 

 

Le texte est traduit en vietnamien :

 

Nhìn lại việc đời đã trống không, 

Non sông rỏ lệ khóc anh hùng.

Muôn dân trói buộc vòng nô lệ,

Tám vế thơ văn giấc ngủ nồng.

Chịu mãi suốt đời người mắng nhiếc,

Bao giờ đến lúc hết cùm gông.

Các ngài chẳng lẽ không tâm huyết,

Xin đọc bài này một mạch thông.

 

 

 

Poème : Chí thành thông thánh

 

La vie, quand on y pense, apparaît vide de sens

Lorsque les monts et fleuves répandent des larmes pour pleurer les héros.

Cependant que la population est encore enchaînée dans l’esclavage,

Nos lettrés s’endorment dans leur rêve de littérature à huit parties 1.

Supporterez-vous d’être maltraités éternellement

Sans savoir quand vous pourrez briser vos chaines ?

Il est impossible que vous n’ayez au coeur aucune goutte de sang ;

Daignez donc dire d’un trait cette modeste copie.

 

 Phú : Danh sơn lương ngọc

 

Ne voyez-vous pas, dans l’Asie d’aujourd’hui,

Les héros bouillonner et les hommes de volonté rivaliser d’ardeur ?

Le Siam devenir une puissance au Sud, et la Corée recouvrer son indépendance au Nord ?

Le lettré de Nam Hải 1 crée un mouvement d’idées nouvelles en Chine ;

A Tokyo le héro Cao Sơn2 gémit pour l’avenir de son pays.

Partout nos voisins ressentent la honte de l’esclavage; seul nous la buvons !

L’hirondelle qui s’ébat sur le seuil de la maison en flammes 3 telle est notre joie ;

Le cerf capturé dans un songe 4, telles sont nos espérances.

Notre pays, depuis sa fondation,

A occupé une partie de l’Est Asiatique.

A travers les dynasties des Trần, Lý,

Il s’est transmis depuis les Hồng Bàng.

Notre peuple est de caractère doux et simple

Mais non dénué d’héroïsme.

Nous avons chassé Tô Định des montagnes Linh  5,

Capturé Mã Nhi au fleuve Phú Lương 6.

Quand nous agitâmes nos drapeaux, le Champa perdit ses forteresses;

Quand nous brandimes nos épées, le Cambodge dut ouvrir ses frontières.

Puissante était notre patrie

Que personne ne pouvait vaincre.

Mais nous avons commis une erreur

Qui laisse des ravages dans dix mille générations.

Nous avons trop aimé la littérature,

Trop estimé les succès littéraires.

Phrases longues, phrases courtes, nous passions des mois à les ciseler.

Vers de sept et de cinq pieds, nous consacrions toute l’année à les composer.

Suivant servilement l’idée des examinateurs pour répondre à leurs questions,

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1 Le célèbre lettré Khang Hữu Vi, promoteur des réformes en Chine.

2 Un héros japonais au moment où son pays fut bombardé par la flotte américaine en 1853.

3 Allusion à ces vers :  L’hirondelle s’ébat sur le seuil de la maison

 Sans se douter que l’incendie va dévorer celle-ci. 

4 Allusion à ce conte : Un bûcheron abat un cerf dans la forêt. Craignant qu’on ne le lui vole, il le cache sous un amas de feuilles. Mais lorsqu’après avoir ramassé du bois mort il revient chercher le cerf, il a oublié la cachette. Il pense qu’il a du rêver.

5 En l’an 40, les sœurs Trưng chassèrent le gouverneur chinois Tô Định pour proclamer l’indépendance.

6 En 1288, le général chinois Ô Mã Nhi fut capturé par le prince Trần Hưng Đạo à la bataille navale de Bạch Đằng.

nous donnions raison à Chích et tort à Thuấn 1

Ramassant les résidus de la Chine pour faire nos Phú 2, nous enfermions l’inspiration poétique dans des moules immuables de quatre et de six mots.

On ne voit dans la société que des individus cupides, pareils à ce voleur d’or au marché de Tề 3

Bien raes, par contre, sont les sages, tel celui qui offrait son diamant au roi de Sở 4

Non seulement se pressent sur les chemins de la vie les petites gens qui ne songent qu’à leurs intérêts égoïstes,

Mais même les lettrés à vêtements amples se poussent dans l’enfer des passions.

Que faire pour avoir une armée puissante ?

Pour augmenter les ressources du pays ?

Pour développer l’esprit du peuple ?

Pour former des hommes de talent ?

Hélas ! quelle douleur ! pour que nous soyons réduits à subir maintenant cette humiliation, qui a engendré le mal ?

Mais la situation est devenue telle

Qu’immense est le mécontentement populaire.

Impôts, corvées,

Sont infligés chaque jour.

Même la peau et les os sont enlevés au peuple.

Que peut-il lui rester de chair et de graisse ?

Le matin, un tel est nommé mandarin ;

 

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1 Un sage empereur. Ces deux vers signifient que la littérature des examens était dénuée de tout sens, et que pour réussir les candidats cherchaient seulement à paraphraser les interprétations officielles.

2 Sorte de prose rythmée, et dont le dernier mot de chaque phrase doit suivre une rime.

3 Un individu vagabondant au marché de Tề s’empara de tous les objets exposés. Arrêté et interrogé pourquoi il s’était conduit aussi follement, il répondit : “La cupidité m’a aveuglé ; je n’ai vu que l’or à prendre, et pas du tout les gendarmes qui pouvaient m’arrêter”.

4 Biển Hoa, un connaisseur en diamants, offrir au roi de Sở un bloc de pierre, prétendant qu’il renfaermait un diamant. Croyant être mystifié, le roi le condamna à avoir une jambe coupée. Pareille mésaventure se renouvela avec le successeur du roi : Biển Hoa eut son autre jambe coupée.. . .

Le soir, il est révoqué.

Nous devons les servir 1 à l’égal des génies,

Ils nous traitent comme des animaux.

Le mal a gagné jusqu’au nombril 2, et le temps est passé de nous morfondre en regrets tardifs.

Le feu a gagné jusqu’aux sourcils, et il ne nous est plus permis de nous bercer d’une tranquillité illusoire.

C’est pourquoi :

Le cœur déchiré, l’esprit tourmenté,

Suivons le devoir, et dédaignons la vanité.

Tous, depuis les mandarins

Jusqu’aux jeunes étudiants,

Jetons nos pinceaux pour nous lever,

Et rendons nos bonnets 3 pour avancer plus vite !

Tant que nous conserverons un souffle de vie, soyons résolus à briser les marmites et à immerger les barques 4.

Dédaignant de vivre dans l‘opprobre, acceptons la gloire d’avoir le foie déchiré et le cerveau brisé.

Malheureusement :

Habitués à des futilités toute l’année,

Nous sommes devenus insensibles à toute douleur.

Nous nous épuisons près d’un pinceau émoussé et d’une lampe vacillante ;

Nous nous passionnons pour une vie dans l’ivresse et une mort dans l’ignominie.

Dociles comme des femmes, nous supportons qu’on nous insulte,

Obséquieux comme des domestiques, nous avons le visage insensible aux réprimandes.

Honte à nous devant le ciel et la terre !

Inutile est notre existence dans l’univers !

Moi,

Jurant de payer ma dette profonde envers la patrie,

Je me révolte contre les iniquités de la société.

Mon cœur se serre devant la vie que nous menons,

Et se hérisse devant les évènements qui bouleversent le monde.

Sur le fleuve immense de Sở, Gia Nghi versa des larmes amères 1,

Par un jour d’automne de grand vent, Hoàng Canh quitta son bonnet de mandarin 2.

A Than Son, l’empereur Thủy Hoàng attendit vainement le retour de An Tu 3

A Dịch Thủy, le prince Yên Đan fit ses adieux à Kinh Kha qui ne devait plus jamais revenir 4.

Je chante pour ne pas pleurer,

Mais déjà mon pinceau est mouillé de larmes.

Que vient-on parler ici de “sincérité parfaite pour parvenir à la sagesse” et de “belle jade dans la montagne renommée ?”

 

En 1906, Phan Chu Trinh s’expatria au Japon. Ayant reconnu l’impérialisme nippon et sa mauvaise volonté de venir en aide aux révolutionnaires viêtnamiens, il rentra au pays. En 1908, il adressa au Gouverneur Général de l’Indochine une lettre dans laquelle il condamna sévèrement la politique du Gouvernement. Il fut arrêté ; condamné à mort puis exilé à Poulo-Condore grâce à l’intervention de la Ligue des Droits de l’homme, il fut grâcié en 1910. Il partit alors pour la France où il mena une campagne active contre le colonialisme. Emprisonné à la Santé de 1914 à 1916. En 1922, l’empereur Khải Định se rendant en France pour assister à l’exposition Universelle de Paris, il lui adressa une lettre véhément accusant de trahison envers la patrie.

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1 Sur Khuất Nguyên, un patriote, qui s’était suicidé dans le fleuve.

2 Pour démissionner et se retirer du monde, devant les périls qui menacèrent le pays.

3 An Tu avait offert à l’empereur Thủy Hoàng d’aller lui chercher un médicament qui le rendait immortel. Mais après lui avoir extorqué des fonds considérables pour organiser l’expédition, il n’a plus jamais reparu.

4 Pour abattre la puissance des Tần, le prince Yên Đan imagina de faire assasiner l’empereur Thủy Hoàng par Kinh Kha.

Ces quatre vers expriment la mélancolie de l’auteur devant la tournure prise par les évènements.

 

En 1925, il revint à Saigon faire quelques conférences. Mais ses forces étaient épuisées, et il succomba le 24-3-1926.

 

Voici un passage de sa lettre adressée au Gouverneur Général de l’Indochine (Việt Nam văn học giảng bình, p.468)

 

Récemment j’ai entendu dire que le Protectorat allait modifier sa politique envers le peuple viêtnamien, qu’il voulait plus d’égalité entre Français et Viêtnamiens pour donner satisfaction à ceux-ci ; c’est là une excellente chose. J’ai aussi lu dans les journaux du Tonkin que M. le Gouverneur Génétral, dans ses discours, promettait de pratiquer une politique plus bienveillante envers les Viêtnamiens, de les aider à se développer, de modifier le Code pénal, d’ouvrir des écoles, etc. Tout a été promis, sauf la réforme de mandarinat et celle des impôts. M. le rédacteur en chef du Courier d’Haiphong a écrit beaucoup d’articles sur l’Indochine, où les vices du système fiscal ont été très soigneusement dénoncés. Mais au sujet du mandarinat, il a déclaré que le régime traditionnel du Việt Nam peut seul administrer le Việt Nam. C’est là une profonde erreur. Le Protectorat a employé les mandarins viêtnamiens à opprimer le peuple viêtnamien depuis de longues années, et les mandarins viêtnamiens, protégés par le Protectorat, ont commis des crimes innombrables envers le peuple viêtnamien. Voulez-vous faire le bonheur du peuple sans vouloir détruire ses oppresseurs ; vous voulez administrer sagement le peuple sans vouloir choisir de sages administrateurs. Pareilles choses peuvent-elles se réaliser ?

 

Le peuple viêtnamien est presque un peuple mort, et les mandarins ne savent rien faire, hormis transmettre les ordres supérieurs et faire rentrer les impôts. Et le Protectorat voudrait, avec de tels agents, inaugurer une nouvelle politique ? Le peuple en souffrirait plus qu’il n’en bénéfierait. C’est comme si vous dessiniez une fleur sur un mur de torchis, ou exposiez des bibelots précieux sur une table poussiéreuse : vous vous serez fatigué en vain. Vous parlez de bien traiter les Viêtnamiens, de les aider à se développer, mais vos promesses ressemblent fort aux manœuvres de ceux qui promettent des gâteaux à l’enfant qui pleure, des mines d’or dans les forêts au misérable qui meurt de faim. Je vois que toute la politique du Protectorat est axée sur la crainte d’une révolte du peuple viêtnamien, et que pour conjurer celle-ci, le Protectorat se sert des mandarins pour opprimer le peuple, et des peines cruelles pour le terroriser. Ce faisant, il peut certes annihiler toute idée de résistance dans le peuple, mais en même temps il développe la tyrannie chez les mandarins.

 

Hélas ! désirer la liberté, comploter l’insurrection, ressentir la honte de l’esclavage, tel peut-être le comportement des peuples d’Europe qui auraient perdu leur indépendance. Mais prêter le même comportement au peuple viêtnamien reviendrait à supposer qu’un paralytique puisse escalader les murs pour dévaliser les appartements, ou qu’un gosse de trois ans ose brûler les maisons pour assassiner les gens. Craintes non fondées qui proviennent d’un excès de défiance.

 

Puisque le peuple viêtnamien est dénué à l’heure actuelle de toute réaction, le Protectorat n’a pas besoin de s’en soucier. Mais si l’on veut que le peuple viêtnamien marche de cœur avec le Protectorat, en soit solidaire à la vie et à la mort, c’est plus difficile ? Pourquoi ? Parce que depuis plusieurs dizaines d’années déjà, les exactions des mandarins ont fait souffrir douloureusement le peuple et ont gravé sa haine contre ceux-ci jusqu’aux os. D’autre part, les impôts et les calamités ont tari les ressources du peuple, l’ont plongé dans la plus noire misère. Poussé à bout, le peuple n’attend plus qu’une occasion pour se soulever contre ses mandarins. Si d’aventure survient un conflit avec un pays voisin, les miséreux ne manqueront pas de se révolter, de piller et d’assassiner leurs ennemis pour assouvir leur haine. Et à ce moment-là, le sort du pays étant irrémédiablement compromis, les mandarins aussi tâcheront de sauver leur peau en vous trahissant ; soyez sur qu’il n’auront aucun scrupule pour changer de maitre. Telle est la situation véritable de notre pays. Si vous croyez qu’alors le peuple viêtnamien se fera un devoir de se sacrifier pour défendre le protectorat contre l’ennemi extérieur, vous vous méprenez étrangement. Cela n’implique pas qu’il souhaite cette éventualité, mais réellement il n’en peut plus de supporter sa misère.

 

Au contraire, si le gouvernement, reconnaissant ses erreurs, se hâte de changer sa politique, s’il emploie des hommes de talent et leur confie le pouvoir, s’il les traite avec égards et sincérité, s’il consent à élaborer avec eux des mesures pour améliorer la condition du peuple et réduire sa misère ; s’il permet aux notables le droit de discussion, à la presse la liberté de parole pour connaître les desiderata du peuple ; si les punitions et les récompenses sont distribuées avec justice pour combattre les abus ; si les réformes nécessaires comme l’application de nouvelles lois, la suppression des examens littéraires, l’ouverture des écoles et des bibliothèques, le développement de l’industrie et du commerce, oh, alors, combien le peuple viêtnamien, entièrement satisfait, sera heureux de vivre sous le protectorat français, et n’aura plus que la crainte de voir la France l’abandonner.

 

Hélas ! le peuple viêtnamien est maintenant faible en énergie, ignorant en savoir. Comparé aux peuples d’Europe et d’Amérique, il en est distant comme la terre du ciel. Notre seule attitude est celle-ci : Qui peut nous instruire, nous l’acceptons comme maître ; qui peut nous nourrir, nous l’acceptons comme père. Nous sommes prêts à le suivre, dans le seul espoir de conserver un souffle de vie sur cette terre. Quant à choisir un autre maître à la place de celui-ci, quel avantage y trouverions-nous ? Servir un maître, qu’il soit du Sud, du Nord, de l’Est ou de l’Ouest, est toujours servir, et il n’y a pas plus de gloire ni de honte à servir l’un plutôt que l’autre. Pourvu que nous vivions en paix, c’est tout ce que nous demandons. Et ce modeste vœu, il appartient au Protectorat de nous l’accorder ou non.

 

Mon cœur est plein d’indignation et d’amertume, et je ne sais à qui les communiquer. C’est pourquoi je prends le pinceau pour vous écrire, sans me soucier des jalous et des haineux qui pourraient chercher à me nuire. Si le Protectorat veut sincèrement bien traiter le peuple viêtnamien, il voudra aussi écouter mes paroles ; qu’il me fasse convoquer, et je viendrai lui exposer tout ce qu’il faudra faire pour assurer le bonheur du peuple viêtnamien. Mais si le Protectorat persévère dans sa politique de maltraiter le peuple viêtnamien, de faire mourir jusqu’au dernier notre peuple de vingt millions d’hommes, qu’il me condamne sévèrement pour avoir osé le critiquer, et que cette peine serve de leçon à ceux qui tenteraient d’imiter mon exemple.


Veuillez, Excellence , choisir l’un ou l’autre de ces deux chemins.



1 D’après les règles des examens, chaque devoir devait comprendre huit parties, chacune comprenant des phrases terminées sur une même rime.

1 Servir les conquérants étrangers.

2 Allusion littéraire à cette phrase d’un conseiller royal : “Si Votre Majesté tarde à enrayer ce mal, il gagnera jusqu’à votre nombril, et alors il sera trop tard pour y chercher remède.”

3 Rendre le bonnet : démissionner.

4 Hạng Vũ, en franchissant un fleuve pour combattre l’ennemi, fit briser toutes les marmites destinées à faire cuire le riz et immerger toutes les barques. Ce faisant, il voulut faire savoir à ses soldats qu’ils n’avaient qu’une ressource pour vivre : vaincre l’ennemi, car ils ne pourraient plus reculer.

 

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