Lê Thánh Tông - Et Le Cercle Tao Đàn

21 Tháng Năm 20142:53 SA(Xem: 4344)

A régné de 1460 à 1497 ; fut le quatrième souverain de la dynastie des Lê Postérieurs, et le plus grand aussi par ses exploits militaires et sa sage administration. A l’extérieur, il a vaincu le Champa et le Haut-Laos. A l’intérieur, il a codifié les lois, réglementé les impôts, consolidé les digues, développé l’agriculture et l’assistance médicale. Dans le domaine des lettres surtout, il a encouragé l’enseignement, fixé les règlements des examens littéraires, accordé aux lauréats l’honneur de visiter le Jardin Impérial et d’avoir leurs noms gravés sur les stèles posées au temple de Confucius.

Lui-même était un éminent lettré. Il a fondé un cercle littéraire baptisé Tao Đàn dont il était le président. Malheureusement ses poèmes pèchent en général par le ton grandiloquent qu’il employait à traiter les sujets les plus vulgaires, comme un tisserand, un mendiant, un épouvantail, un crapaud, etc, auxquels il prêtait une majesté factice qui nous apparaît maintenant fort ennuyeuse, mais qui était très appréciée par les anciens lettrés. Seul ou à peu près seul dans toute son œuvre, échappe à ce ton de majesté factice le poème suivant destiné à chanter une fidélité méconnue.

Đề miếu bà Trương

Nghi ngút đầu ghềnh tỏa khói hương

Miếu ai như miếu vợ chàng Trương

Ngọn đèn dầu tắt đừng nghe trẻ,

Làn nước chi cho lụy đến nàng ?

Chứng quả có đôi vầng nhật nguyệt,

Giải oan chi mượn đến đàn tràng.

Qua đây mới biết nguồn cơn ấy,

Khá trách chàng Trương khéo phụ phàng .

(Việt Nam thi văn giảng luận I, page 116)

Le temple dédié à Madame Trương

En volutes denses la fumée des encens s’élève au sommet de la falaise :

N’est-ce point là le temple dédié à Madame Trương ?

Si l’homme n’avait pas écouté les racontars de son enfant à l’heure où s’éteignait la lampe,

La femme n’aurait pas à ensevelir sa vie dans les eaux du fleuve.

De sa fidélité conjugale sont déjà témoins le soleil et la lune ;

Pour apaiser son âme, point n’est besoin de lui réciter des prières.

En passant ici et en prenant connaissance de ce drame douloureux,

Je ne puis m’empêcher de reprocher à Trương sa trop méfiante jalousie.

Histoire de Madame Trương

Elle s’appelait Vũ Thị Tiết et son époux Trương Sinh ; ils s’aimaient tendrement. Mais leur mariage était à peine célébré depuis un an qu’il fut appelé sous les drapeaux pour aller combattre le Champa. Elle était alors enceinte, et peu de jours après le départ de son mari, elle accoucha d’un garçon qu’elle baptisa Dan.

Trois ans après, Trương rentra chez lui. Grand fut leur joie à tous les deux de se revoir. Puis, tandis qu’elle allait aux travaux des champs, il resta à la maison avec l’enfant.

- Viens, mon fils, tu vas monter sur le dos de papa. Papa te servira de cheval, veux tu ?

- Vous êtes aussi mon papa ? Pourquoi savez-vous parler ? Vous ne ressemblez guère à mon autre papa, qui ne parle jamais.

Étonné, Trương demanda des explications à l’enfant qui répondit :

-Quand vous n’étiez pas ici, mon papa venait habituellement la nuit. Il se déplaçait quand maman se déplaçait, et s’asseyait quand maman s’asseyait. Mais jamais il ne m’a embrassé.

De nature extraordinairement jalouse, Trương fit aussitôt une scène épouvantablement à sa femme pour son infidélité, sans lui révéler l’origine de son soupçon. Vainement elle se disculpa, vainement ses voisins et parents la défendirent, Trương resta convaincu qu’il avait été trompé.

Alors Vũ Thị alla sur le bord du Hoàng Giang et soupira :

- Mon innocence n’étant pas reconnue, je n’ai plus à mourir pour me disculper. Que les poissons me dévorent si je suis coupable !

Et elle se jeta dans le fleuve.

La nuit venue, Trương Sinh resta seul avec son fils dans la chaumière. Il alluma la lampe.

-Oh ! Voilà mon autre papa qui revient, s’écria aussitôt l’enfant .

-Où ?

-Le voilà, répondit l’enfant en désignant l’ombre de Trương sur le mur.

Le mystère était éclairci : Durant l’absence de son époux, Vũ Thị désignant son ombre sur le mur pour calmer les pleurs de son enfant qui réclamait son papa.

Comprenant trop tard sa fatale erreur, Trương Sinh fit réciter des prières sur la rive du Hoàng Giang à la mémoire de sa femme. Puis, (d’après la légende), Vũ Thị ayant péri innocemment devint un génie qui se manifesta aux habitants de son village par des phénomènes surnaturels. Aussitôt un temple dédié à son culte fut érigé à l’emplacement d’où elle s’était jetée dans le fleuve.

Le Cercle littéraire Tao Đàn présidé par l’empereur Lê Thánh Tông a laissé de très nombreux poèmes en chinois, et un recueil de poèmes en nôm intitulé Hồng Đức quốc âm thi tập (Recueil de poèmes en langue nationale du règne Hồng Đức) dont nous allons donner un échantillon.

Nguyên Đán

Cơ mầu thợ hóa bốn mùa vần

Đông cuối ba mươi, mồng một xuân.

Rờ rỡ cửa vàng ngày Thuấn sáng,

Làu làu phiến ngọc lịch Nghiêu phân.

Cao vòi vọi ngôi hoàng cực,

Khắp lâng lâng phúc thứ dân.

Tôi mọn dự đòi hàng ngọc duẩn

Non cao kính chúc tuổi minh quân.

(Văn học Việt Nam, page 533)

Le jour de l’An

Merveilleux est le Créateur qui fait se succéder les saisons !

Quand s’achève l’hiver au trentième jour commence le printemps au premier jour1.

Dans l’éclat des jours de Thuấn 1 brille l’or des portiques

Et la plaque de jade qui contient le calendrier de Nghiêu 2 étincelle de toute sa pureté.

Très haut se dresse le trône de l’Empereur,

Partout se répand le bonheur du peuple.

Humbles sujets admis au rang de vos doigts de diamants 3

Nous formons le voeu que l’âge de Notre Souverain Eclairé atteigne celui des montagnes élevées.

A remarquer :

1/ que les 5è et 6è vers sont seulement de six pieds

2/ labanalité des images employées et le conformisme des sentiments exprimés. C’est bien là de la littérature de Cour.



1 Le 30ème jour du 12è mois, et le 1er jour du 1er mois.

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