Đoàn Văn Khâm

21 Tháng Năm 20142:38 SA(Xem: 5162)

Đoàn Văn Khâm
Fut ministre des Travaux sous le règne de l’empereur Lý Nhân Tông (1072- 1127). On ignore tout de sa vie, à part ce détail.

Dans le poème ci-dessous, on verra l’influence profonde qu’exerçait le bouddhisme sur la classe des lettrés sous la dynastie des Lý. (Văn học đời Lý, p.62) :

Vãn Quảng Trí Thiền Sư

Lâm

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bạch

thủ

độn

kinh

thành

Phất

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sơn

viễn

cánh

hinh,

Kỷ

nguyện

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Đạo

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bất

tu

thương

vĩnh

biệt,

Viện

tiền

sơn

thủy

thị

chân

hình.

Le texte est traduit en vietnamien par Ngô Tất Tố:

Viếng Quảng-Trí Thiền-Sư

Lánh chợ, vào rừng, tóc bạc phơ,

Non cao rũ áo ngát hương thừa,

Chùm khăn những muốn hầu bên chiếu,

Treo giép đà nghe phép cửa chùa,

Trăng dọi sân trai chim khắc - khoải,

Tháp không bia chữ, mộ thờ ơ,

Bạn thiền thôi cũng đừng thương xót !

Non nước ngoài am đó dáng xưa.

A la mémoire du Vénérable Quảng Trí

Fuyant la ville, il s’est réfugié dans la forêt jusqu’à ce que ses cheveux blanchissent

Et quoi qu’il ait vécu sur une montagne élevée, le parfum de sa vertu nous est parvenu.

Maintes fois j’ai souhaité de coiffer un chapeau de bonze pour rester auprès de sa natte 1

Mais je viens d’apprendre qu’il a quitté ses sandales de voyage et que sa pagode est fermée2.

Dans son appartement désert, je n’entends plus que le chant d’un oiseau solitaire sous le clair de lune.

Le stoupâ où repose ses cendres n’a même pas une stèle commemorative.

O mes frères bouddhistes, n’en soyez pas peinés cependant,

Car son esprit demeure dans le mont et le fleuve qui sont devant sa pagode.

L’auteur fait l’éloge d’un bonze qui a fui les vanités du monde pour se consacrer à la vie religieuse. Le bonze Quảng Trí était en effet un frère de l’impératrice Chương Phụng, et aurait pu prétendre aux plus hautes dignités à la Cour.

Le dernier vers ne constitue pas seulement un éloge du mort. Il expose la doctrine bouddhique en une image saisissante : L’essence de Bouddha (Phật tính佛 性) est partout, dans le cœur de l’homme comme dans l’univers tout entier. Celui-ci n’est cependant qu’un mirage né de l’ignorance humaine, et celui qui comme le bonze Quảng Trí, sait s’élever au-dessus de cette ignorance, sera intégré dans l’essence de Bouddha, c’est-à-dire libéré de la vie et de la mort.



1 C’est-à-dire devenir son disciple pour recevoir son enseignement.

2 C’est-à-dire qu’il est mort.

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