Phan Bội Châu

21 Tháng Năm 20143:43 SA(Xem: 3899)

P H A N B Ộ I C H Â U

(1867 – 1940)

 

Originaire du village de Đan Nhiệm, province de Nghệ An. Reçu premier l’auréat licencié au centre d’examen de Nghệ An en 1900, il dédaigna d’entrer dans la carrière mandarinale pour se tourner vers la politique. S’expatria en 1905 en Chine et au Japon où il fonda la Ligue de la restauration du Việt Nam (Việt Nam Quang Phục hội). Arrêté en 1925 à Shanghai, il fut conduit au Việt Nam pour être jugé et condamné à mort. Mais sous la pression de l’opinion publique, le Gouvernement de l’Indochine fut obligé de la gracier et de le mettre en résidence surveillée à Huế.

 

Il a écrit de très nombreuses œuvres tant en chinois qu’en viêtnamien, toutes visant à exalter le patriotisme dans le cœur de ses compatriotes. Citons seulement de lui ce passage extrait d’une “Lettre destinée à réveiller la population” (Giác quân thư)

Góp nghìn ức nhà mới gây nên nước,

Nước có quyền nước mới giữ được nhà.

Nước tức là nhà, nhà tức là nước,

Vậy nên nhà, nước, hai chữ liền nhau.

Nước là nhà to, nhà là nước nhỏ,

Cơ đồ tổ tiên, thành quách non sông,

Xương trắng máu hồng gây nên gấm vóc.

Con Hồng, cháu Lạc, nối nghiệp đời đời.

Ruộng ta ta cầy, rẫy ta ta phở,

Nhà ta ta ở, của ta ta ăn.

Ta là quốc dân, nghĩa chung thờ nước.

Mất còn sống thác, cùng nước thủy chung,

Đất lở trời long, gặp cơn biến cố.

Nước không còn nước, nhà còn được đâu ?

Kiếp ngựa thân trâu, nghĩ càng đau đớn.

Đồng ưu cộng hoạn, ta phải tính sao ?

Dìu đắt đồng bào, giữ gìn nòi giống.

Nào người trí dũng, nào kẻ anh tài,

Ráng sức chống trời, bền gan lấp bể.

Sao cho vẹn vẻ nghĩa vụ quốc dân.

Ai nấy một phần chung lo gánh vác.

Nước còn quyền nước, nghĩa vụ mới xong.

Muôn người một lòng, ta nên ghi tạc.

 (Giảng văn lớp Đệ tứ, p.216)

 

La nation est formée d’une multitude de familles

Qui ne peuvent subsister que si la nation garde son indépendance.

Nation et famille sont synonymes

Et ne peuvent être séparées.

La nation est une grande famille, la famille est une petite nation.

L’oeuvre de nos ancêtres, citadelles, monts et fleuves,

Par le sacrifice de leur sang rouge et de leurs os blancs, est devenue belle comme du brocart.

Descendant des Hồng Lạc, nous en jouissons de génération en génération.

Nos rizières, nous les cultivons ; nos forêts, nous les défrichons ;

Nos maison, nous les habitons ; notre riz, nous le mangeons.

Etant citoyens, nous avons le devoir de servir notre patrie,

De vivre et de mourir avec elle.

Mais un évènement est survenu, qui fit s’écrouler la terre et vaciller le ciel ;

Il n’y a plus de nation, comment la famille pourrait-elle subsister encore ?

Douloureux est notre sort de chevaux et de buffles !

Qu’allons-nous faire, partageant ensemble soucis et dangers,

Pour guider nos compatriotes et sauvegarder notre race ?

Coeurs vaillants, esprits supérieurs,

Efforcez-vous de soutenir le ciel et de combler la mer.

Et que chacun fasse son devoir de citoyen

Dans la mesure de ses moyens.

Notre tâche ne sera achevée que lorsque notre Nation aura recouvré ses droits.

Tous unis dans un même cœur !

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