Autour De La Résistance Désespérée Des Descendants Des Trần.

21 Tháng Năm 20142:48 SA(Xem: 4246)

En 1400, Hồ Quý Ly usurpa le trône des Trần. Les Chinois en prirent prétexte pour envahir le Việt Nam en 1407, en promettant de rendre le pouvoir à la famille royale déchue, ce qui facilita leur victoire fulgurante sur les Hồ abandonnés par le peuple. Mais après avoir vaincu ceux-ci, les Chinois érigèrent le Việt Nam en colonie chinoise. Alors les descendants des Trần, furieux d’avoir été abusés, appelèrent le peuple à la résistance contre l’envahisseur parjure, mais la fortune des armes, après leur avoir souri un moment, les quitta bientôt.

Cette tentative désespérée de reconquérir l’indépendance nationale a laissé dans la littérature un poème immortel de Đặng Dung, un des plus farouches résistants, et divers autres composés en nôm par l’empereur Trần Quí Khoách et son partisan Nguyễn Biểu.

Voici d’abord le poème de Đặng Dung , écrit en chinois (Việt Sử Tân Biên, page 415).

CẢM HOÀI

Thế sự du du nại lão hà

Vô cùng thiên địa nhập hàm ca.

Thời lai đồ điếu thành công dị

Vận khứ anh hùng ẩm hận đa.

Trí chủ hữu hoài phù địa trục

Tẩy binh vô lộ vãn thiên hà.

Quốc thù vị báo đầu tiên bạch

Kỷ độ Long Tuyền đới nguyệt ma.

Le texte est traduit en vietnamien par Phan Võ:

CẢM HOÀI

Việc thế lôi thôi tuổi tác này,

Mênh mông trời đất hát và say.

Gặp thời đồ điếu thừa nên việc,

Lỡ vận anh hùng luống nuốt cay.

Giúp chúa những lăm giằng cốt đất,

Rửa dòng không thể vén sông mây.

Quốc thù chưa trả già sao vội,

Dưới nguyệt mài gươm đã bấy chầy.

Méditation

Face aux navrants évènements, ma vieillesse s’avère impuissance.

Et dans l’immensité accablante de l’univers, je ne puis que m’enivrer et chanter pour soulager ma tristesse.

Le succès sourit aux infinis gens favorisés par la chance,

Tandis que les héros doivent avaler l’amertume de la défaite quand l’infortune les poursuit.

Pour servir mon roi, j’avais l’ambition de soutenir

l’axe de la Terre,

Mais le chemin m’est barré du Fleuve Céleste

pour y laver mon armure.

Hélas, je n’arrive pas à sauver mon pays que déjà mes cheveux ont blanchi

A aiguiser vainement mon épée sous le clair de lune.

Il faut reconnaître que ce poème fut écrit dans le style grandiloquent cher à nos anciens lettrés. Pour exprimer l’idée de défendre la patrie, ils parlaient de soutenir l’axe de la Terre !

Et laver son armure au Fleuve Céleste signifiait tout simplement remettre au vestiaire les vêtements de combat après la victoire. Ces images peuvent paraître exagérées aujourd’hui, mais elles étaient fort à la mode dans la littérature d’autrefois, et il convient de les prendre simplement, sans trop se formaliser de leur désuétude.

Encore confiant dans la bonne foi des Chinois, l’empereur Trần Quí Khoách songea un moment à négocier la paix avec eux. Il leur envoya dans ce but un ambassadeur, Nguyễn Biểu, qu’il encouragea à l’heure du départ par ce poème composé en nôm :

Mấy vần thơ cũ ngợi hoàng hoa,

Trịnh trọng rày nhân dắng tiếng ca.

Chiếu phượng mười hàng tơ cặn kẽ,

Vó câu nghìn dặm tuyết xông pha.

Tang bồng đã bấm lòng khi trẻ,

Khương quế thêm cay tính tuổi già.

Việc nước một mai công ngõ vẹn,

Gác Lân danh tiếng dõi lâu xa.

(Việt Sử Tân Biên II, page 417)

Me servant des anciens vers du poème de chrysanthème1

Je vous souhaite solennellement bon voyage avec une chanson.

Dans les dix lignes de mon édit de phénix2 a été tracée soignesement votre mission

Que vous accomplirez en foulant à cheval mille lieues de neige.

Jeune, vous avez maintenu haut l’esprit de l’arc et de la flèche3,

Et la vieillesse ne fait, tels le gingembre et le cannelle, qu’exciter votre énergie.

Quand vous aurez accompli vos devoirs envers l’Etat,

L’étage de la Licorne4 portera votre renommée longtemps et à grande distance.

Et voici la réponse de Nguyễn Biểu :

Tiếng ngọc từ vâng trước bệ hoa,

Ngóng tai đồng vọng thủa thi ca

Đường mây vó ký lần lần trải

Ai tuyết cờ mao thức thức pha.

Há một cung tên lồng chí trẻ

Bội mười vàng sắt đúc gan già.

Hồ mình vả thiếu tài chuyên đối

Dịch lộ ba ngàn dám ngại xa.

(Việt Sử Tân Biên II, page 417)

Depuis que devant votre trône fleuri je reçois vos ordres de jade,

Le pays tout entier dresse ses oreilles pour écouter vos poèmes.

Sur le chemin des nuages le galop de mon cheval retentira,

Et le fanion impérial que je porterai mélangera sa couleur avec celle de la neige qui recouvre la frontière.

L’arc et la flèche ne sont pas seuls à exciter mon ardeur de jeunesse,

Dix fois plus solides, l’or et le fer forgent mon foie 5

J’ai peur seulement de manquer d’éloquence diplomatique

Mais pas du tout peur de traverser trois mille lieues de distance.

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1 Poème en l’honneur des ambassadeurs.

2 Edit royal, orné du dessin du phénix.

3 Symbole de la conduite virile.

4 L’empereur hán Cao Tổ faisait suspendre les portraits de ses meilleurs serviteurs dans un étage appelé Etage de la Licorne.

5 Siège du courage

Nguyễn Biểu s’en alla donc en ambassade pour réclamer l’indé pendance du pays. Le général chinois lui opposant des faux-fuyants tortueux, il lui reprocha hardiment sa perfidie, et fut mis à mort.



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