Nguyễn Phi Khanh

21 Tháng Năm 20142:47 SA(Xem: 5338)

Père du célèbre Nguyễn Trãi don’t il sera parle plus loin, Nguyễn Phi Khanh fut reçu docteur ès lettres en 1374, sous le règne de Trần Duệ Tông. Mais comme il avait épousé une princesse, il ne fut pas nommé mandarin. (Les Trần, pour écarter le péril des familles alliées, interdisaient le mariage des membres de la famille impériale avec le peuple).

A l’avènement des Hồ, il reçut une charge importante à la Cour, et à la chute de cette dynastie (1407), il fut emmené en exil en Chine. Nous citerons de lui ce poème inspiré par les malheurs du temps.

秋 城 晚 望

Thu Thành Vãn Vọng

Mộc lạc đô thành cửu nguyệt thiên

Tà dương tráo địa tiệt vân yên.

Ly hồng viễn viễn nghênh phong trận

Khích nguyệt quyên quyên cách thụ huyền.

Ngâm hứng tứ thời thu dị cảm

Nhân sinh vạn sự lão kham liên.

Binh qua huống phục điêu tàn hậu

Giao vọng tình mân nhất khái nhiên !

Le texte est traduit en vienamien par Đào Phương Bình:

Đô thành tháng chín lá theo sương,

Mây khói trời tà vệt cắt ngang.

Đón gió trận dăng bầy nhạn thẳm,

Treo cây kẽ lọt ánh trăng vàng.

Bốn mùa thi hứng thu sinh cảm,

Muôn việc đời người lão đáng thương.

Huống lại điêu tàn sau lửa chiến,

Vời trông trời tạnh, ngậm ngùi vương.

La Capitale, par un soir d’automne.

A la neuvième lune, on ne voit à la Capitale que des végétaux rabougris,

La brume qui couvre complètement la terre à l’heure du crépuscule,

Les grues qui s’envolent au loin à la rencontre du vent,

Et la face de la lune à travers les branches des arbres.

Des quatre saisons de l’année, l’automne est celle qui m’émeut le plus,

Celle où, étant vieux, je ressens le plus vivement les misères de l’existence,

D’autant plus qu’après tant de guerres la Capitale a été complètement dévastée.

En regardant le soleil qui luit là-haut je sens mon cœur qui se serre douloureusement.

Dans ce poème, l’auteur s’est servi d’un moyen cher aux poètes : exprimer les sentiments du cœur par la description d’un paysage extérieur. Et cette description mélancolique de la Capitale par un soir d’automne sert simplement de prétexte à l’auteur pour exprimer sa tristesse et son inquiétude devant les évènements. Dans les dernières années de la dynastie des Trần, l’esprit héroïque des vainqueurs des Mongols a en effet disparu pour faire place à la débauche et à la couardise. Par trois fois, en 1371, 1377 et 1378, la petite armée du Champa est venue saccager impunément la Capitale. L’Histoire raconte qu’en 1389, devant une nouvelle invasion chame, l’empereur Trần Nghệ Tông demanda à Trần Khát Chân de prendre le commandement des troupes. Et Khát Chân, arrière-petit-fils de ce Trần Bình Trọng qui avait un siècle plus tôt insulté les Mongols en face pour recevoir la mort au lieu du titre de prince qu’ils offraient, ce descendant dégénéré d’un héros fit ses adieux à l’empereur en pleurant (!) avant d’aller livrer bataille. Heureusement le roi Cham Chế Bồng Nga mourut d’une flèche reçue et sa petite armée se débanda.

Le danger de l’invason une fois écarté, les derniers empereurs Trần ne songeaient qu’à se livrer aux plaisirs du théâtre et des jeux d’argent, en abandonnant le pouvoir au premier ministre Hồ Quý Ly qui ne tarderait pas à leur enlever le trône.

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