Chapitre II: La Littérature Sous Les Dynasties Des Trần Et Hồ

21 Tháng Năm 20142:39 SA(Xem: 4413)

La Littérature Sous Les Dynasties Des Trần Et Hồ
Si la dynastie des Lý avait été l’ère des poètes religieux, celle des Trần fut l’âge d’or des poètes guerriers. Un mortel péril menaça en effet le Việt Nam sous la nouvelle dynastie : le péril mongol. Sous l’impulsion du danger, l’énergie nationale se cabra dans un élan magnifique, et quelque chose en rejaillit dans la littérature de cette époque, la plus héroïque de toute l’histoire du Việt Nam.

Cette littérature fut surtout l’œuvre des princes de la famille impériale et de leurs vassaux. La féodalité des Trần fut en effet une féodalité essentiellement guerrière, chaque prince recevant un fief qu’il défendait avec ses propres soldats recrutés et payés avec ses propres resources ; en compensation, il percevait les impôts dans son fief. Et c’était à la tête de ses troupes personnelles que chaque prince accourait à l’appel de l’Empereur, à l’heure de l’invasion étrangère. Mais les préoccupations militaires n’ont pas nui à l’épanuissement des arts et des lettres dans ces brillantes cours seigneuriales où la poésie, la musique et le théâtre occupaient les loisirs des princes et princesses en temps de paix.

Le Bouddhisme, encore très florissant sous les règnes des premiers souverains Trần, commença à donner des signes de décadence vers le début du XIVè siècle. Les pagodes sont devenues des asiles pour des gens sans aveu, qui abusaient de l’esprit supertitieux de la population pour vivre à ses dépens et éviter les corvées. Le Confucianisme, dont l’influence se fit de plus en plus sentir, réagit vigoureusement contre cet état de choses, sans y arriver d’ailleurs, tellement le Bouddhisme était déjà ancré dans l’âme viêtnamienne. Cette campagne anti-bouddhique montre toutefois que la classe des lettrés a commencé à prendre conscience de sa mission éducatrice dans la société. L’idéal, pour les esprits supérieurs, a évolué du saint au sage. Nous verrons le couron-nement de cette évolution sous la dynastie des Lê.

Enfin, un grand évènement littéraire est survenu vers la fin du XIIIè siècle : la vulgarisation du nôm. Jusqu’alors nos lettrés avaient écrit uniquement en langue chinoise ; peut-être avaient-ils aussi composé des poèmes en viêtnamien, mais qui se trans-mettaient seulement par voie orale, l’instrument pour les transcrire phonétiquement faisait défaut. Avec le nôm, d’immenses perspectives allaient s’ouvrir pour la littérature qui pourrait devenir non seulement plus spécifiquement viêtnamienne, mais surtout plus spontanée, moins académique. Néanmoins, il faudra attendre jusqu’au XVè siècle pour assiter au plein essor de la littérature en nôm.

D’après les annales historiques, la littérature des Trần fut très abondante, mais le razzia chinois de 1407 a presque tout détruit, ne laissant plus que quelques rares œuvres et les titres des ouvrages disparus.

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