Không Lộ Thiền Sư

21 Tháng Năm 20142:37 SA(Xem: 4656)

Vivait à la fin du onzième siècle. La légende rapporte qu’il a dominé la matière au point de pouvoir voler dans les airs et domestiquer les fauves. Nous citeront de lui ce poème qui donne un frisson métaphysique (Văn Học Việt-Nam đời Lý, p.78) .

NGƯ NHÀN

Vạn

thanh

giang

vạn

thiên

Nhất

thôn

tang

chá

nhất

thôn

yên

Ngư

ông

thụy

trước

nhân

hoán

滿

Quá

ngọ

tỉnh

lai

tuyết

mãn

thuyền.

Le texte est traduit en vietnamien par Kiều Thu Hoạch:

Cái nhàn của làng chài

Trời xanh nước biếc muôn trùng,

Một thôn sương khói, một vùng dâu đay.

Ông chài ngủ tít ai lay

Quá trưa tỉnh giấc, tuyết bay đầy thuyền.

Dix mille montagnes sacrées profilent leur crête bleue

sur dix mille lieues

Et la fumée d’un hameau recouvre entièrement

ses champs de mûrier.

Le pêcheur endormi dans une sieste que personne n’interrompt

Se réveille midi passé, et s’aperçoit que la neige a recouvert toute sa barque.

Ce poème n’est pas une banane description du sommeil d’un pêcheur dans un décor grandiose, mais une parabole. Le pêcheur, c’est l’auteur lui-même qui s’endort aux yeux du commun des hommes, mais qui en réalité est éveillé à la vérité, une vérité au-dessus de l’Espace, du Temps et de la Vie, représentés par ces montagnes éternelles et cette fumée recouvrant les champs de mûrier. Midi passé indique que l’humanité a dépassée la première moitié de son cycle sur la terre. Et la neige qui recouvre la barque représente les affaires du monde.

Le dernier vers amène avec lui une conclusion inattendue :Le Bouddhiste, après avoir dominé l’espace, le temps et la vie, y rentre pour accomplir sa mission qui est de libérer les autres comme il s’est libéré lui-même de l’ignorance, de l’illusion, de l’apparence trompeuse, source de toute douleur. L’illusion n’est pas dans le monde sensible, mais dans le cœur de l’homme. C’est parce qu’il n’a pas réussi à chasser cet illusion de son cœur que le faux bouddhiste, comme certains poètes des Lê, renie la vérité du monde et veut se réfugier dans un nihilisme passif. Mais le vrai bouddhiste accepte la lutte ; cet esprit éminement combatif du Bouddhisme sera malheureusement défiguré pour devenir un lâche refus de combattre par ceux qui, pour avoir trop voulu jouir des plaisirs de la vie, croient trouver aux pieds de Bouddha l’oubli de leurs passions déçues.

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